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Kristian Sallinen
chef d'orchestre
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Simone Lamsma
violon
Deux chefs-d'œuvre nés d'un désir intense et d'une profonde émotivité – l'énergie fougueuse de Grażyna Bacewicz offre le prélude idéal aux accents envoûtants et mélancoliques de Britten et Rachmaninov. ----- « Pendant dix-sept ans, depuis que j’ai perdu mon pays, je ...
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Deux chefs-d'œuvre nés d'un désir intense et d'une profonde émotivité – l'énergie fougueuse de Grażyna Bacewicz offre le prélude idéal aux accents envoûtants et mélancoliques de Britten et Rachmaninov.
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« Pendant dix-sept ans, depuis que j’ai perdu mon pays, je ne me sentais plus capable de composer. Lorsque j’ai passé l’été dans ma propriété en Russie, j’ai retrouvé le plaisir de travailler. Je compose encore, mais cela n’a plus la même signification pour moi », confiait Sergei Rachmaninov au Daily Telegraph lors d’un entretien en 1933.
Quelques années plus tard pourtant, il retrouve un nouvel élan créatif. Il y capte le manque de sa terre natale dans une Troisième Symphonie riche et profondément mélancolique : solidement ancrée dans la tradition russe, mais aussi marquée de manière indéniable par les sonorités de son nouveau pays, l’Amérique.
Simone Lamsma interprète d’abord ce qui est devenu entre-temps son « signature piece » : le Concerto pour violon de Benjamin Britten. « Cette œuvre possède une immense force expressive », expliquait-elle dans Preludium. « Impétuosité, intensité, tension, mais aussi des moments de suspension. Après un climax saisissant dans la coda, suit un silence assourdissant. La force et l’intensité de ce silence final sont uniques. Pour moi, c’est le moment clé du concerto. »