- Kazushi Ono chef d'orchestre
- Vlaams Radiokoor
- Octopus Kamerkoor
Le Requiem de Verdi se hisse à une hauteur comparable à celui de Mozart : écrit par un génie (selon Johannes Brahms), d’une grandeur saisissante et pourtant d’une intimité surprenante, il embrasse tout le spectre des sentiments humains. ----- « L'espérance inal ...
[lire la suite]
Le Requiem de Verdi se hisse à une hauteur comparable à celui de Mozart : écrit par un génie (selon Johannes Brahms), d’une grandeur saisissante et pourtant d’une intimité surprenante, il embrasse tout le spectre des sentiments humains.
-----
« L'espérance inaltérable du cœur »Toute sa vie, Giuseppe Verdi resta agnostique, sans jamais railler ni désapprouver la religion :« Avoir la foi est une bonne chose, mais ne pas se fier à la foi est encore mieux. » Et pourtant, c’est cet homme qui créa l'une des œuvres religieuses les plus célèbres, un tour de force né du décès du grand poète italien Alessandro Manzoni. Verdi vénérait l'écrivain qui, comme lui, portait au plus haut les idéaux d'humanité et de justice. Cet homme méritait un hommage ; cet hommage fut le Requiem.
Le Requiem est le plus grand opéra que Verdi n’ait jamais écrit, la musique sacrée la plus dramatique jamais composée. Du Dies Irae, qui gronde avec une force apocalyptique, au Requiem Aeternam d'une beauté déchirante, l’ampleur et la portée sont immenses, l’expression émotionnelle d’une richesse saisissante. Malgré son cadre liturgique, Verdi a su rendre palpables et accessibles les deux grands thèmes de toute messe des morts — la peur et l'espoir — tant pour les croyants que pour les non-croyants.