Qui est Joan Tower ?
de la Bolivie à New York, de pianiste à compositrice, et bien au-delà – Joan Tower en quelques lignes
Beyond The Score – Cette série de concerts célèbre la puissance de l’imagination : notre fantaisie transforme ce que nous percevons dans le monde réel en un univers qui nous est propre, teinté par notre individualité. Qu’est-ce qui est réel ? Qu’est-ce qui est illusion ? Qu’est-ce qui est imagination ? Qu’est-ce qui est réalité ?
La couche visuelle renforce cette sensation d’étrangeté – et invite chacun à imaginer un univers parallèle personnel. Les nouvelles œuvres de l’artiste Ellen Vrijsen, inspirées par la musique, stimulent l’imagination du spectateur.
découvrir plusCamille Pépin naît en 1990 à Amiens, une ville de province du nord de la France qui n’est pas vraiment réputée pour être un foyer de musique classique. Elle y grandit dans un environnement où l’imagination compte au moins autant que la technique. Très tôt, elle développe une fascination pour les récits, la nature et les phénomènes cosmiques – des éléments qui trouveront plus tard leur place dans son univers musical.
Au Conservatoire de Paris, Pépin entre dans un véritable chaudron. Là où certains collègues mettent des années à trouver leur voix, elle semble, dès l’obtention de son diplôme, l’avoir dessinée avec une netteté remarquable. Avant même que l’étiquette de « jeune compositrice prometteuse » ne soit pleinement apposée, les commandes se succèdent à un rythme soutenu – un luxe-problème qu’elle traverse en composant, avec un plaisir presque audible.
Dire « Pépin », c’est évoquer des titres qui emmènent l’auditeur en voyage. Lyrae, Laniakea, Les eaux célestes ou The Sound of Trees sonnent comme des chapitres d’un atlas poétique. Pépin n’écrit pas, le plus souvent, de la musique à programme au sens strict ; mais son œuvre respire un puissant élan narratif. Ses partitions invitent à écouter le regard ouvert, légèrement émerveillé.
Si son langage s’inscrit sans conteste dans l’aujourd’hui, la musique de Pépin refuse de se plier à la rigueur esthétique qui semble parfois caractériser les compositeurs contemporains. Rythme, couleur et transparence y jouent un rôle central, avec une aisance orchestrale qui rend son écriture étonnamment accessible. À une époque où la musique nouvelle s’écoute encore volontiers les sourcils froncés, Pépin paraît parfaitement à l’aise avec l’idée qu’elle puisse aussi, tout simplement, être plaisante à entendre.
Que sa démarche trouve un écho se lit dans une collection de prix qui grandit aussi vite que son œuvre. En 2015, Pépin remporte le prestigieux Grand Prix Musique Symphonique de la SACEM (l’équivalent français de la SABAM). Suivent ensuite une Victoire de la musique classique et, depuis 2022, son entrée dans l’Ordre des Arts et des Lettres. Une série de distinctions remarquable pour quelqu’un qui vient à peine de quitter les starting-blocks – oh non, voilà que nous la qualifions à notre tour de jeune et prometteuse.
de la Bolivie à New York, de pianiste à compositrice, et bien au-delà – Joan Tower en quelques lignes
Avec Beyond The Score, Brussels Philharmonic regarde au-delà des notes et explore ce que la musique symphonique éveille chez d’autres voix de notre société. Ces concerts naissent de la création, de la rencontre et du dialogue avec le vaste monde des arts.
Plus de voix. Plus de stimulations. Et surtout : la musique. Bien plus que la musique.