- Kazushi Ono chef d'orchestre
Dès sa nomination comme directeur musical, Kazushi Ono rêvait de bâtir avec les musiciens du Brussels Philharmonic de véritables « cathédrales de son ». Et il a construit : Mahler, Strauss, Scriabine — tous les grands architectes symphoniques ont défilé. Pour sa dernière saison, il pose s ...
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Dès sa nomination comme directeur musical, Kazushi Ono rêvait de bâtir avec les musiciens du Brussels Philharmonic de véritables « cathédrales de son ». Et il a construit : Mahler, Strauss, Scriabine — tous les grands architectes symphoniques ont défilé. Pour sa dernière saison, il pose sur les pupitres les plans de la cathédrale sonore ultime : la Neuvième Symphonie de Mahler.
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« Ô jeunesse ! Disparue ! Ô amour ! Envolé ! » nota Mahler dans le manuscrit de sa Neuvième et dernière symphonie, écrite durant ce qui allait devenir la période la plus sombre de sa vie. Sa fille bien-aimée venait de mourir, sa relation avec Alma s’assombrissait, et lui-même souffrait d’une maladie cardiaque.
Dans les mouvements lents monumentaux qui ouvrent et referment l’œuvre, il transforme ces tragédies intimes en un adieu profondément mélancolique à la beauté de la vie. Mais ne vous y trompez pas : la symphonie est tout autant une célébration de cette vie — de son amour pour la nature, d’une force retrouvée. Aux portes de la mort, Mahler a composé un hymne ultime à la vie.