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Sascha Goetzel
chef d'orchestre
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Victor Julien-Laferrière
violoncelle
« Un instrument à la tessiture de la voix humaine » : rien d'étonnant à ce que le violoncelle émeuve tant. Victor Julien-Laferrière, premier lauréat du Concours Reine Elisabeth consacré à l'instrument, interprète le premier grand concerto du répertoire, signé Schumann. C'est ensuite au to ...
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« Un instrument à la tessiture de la voix humaine » : rien d'étonnant à ce que le violoncelle émeuve tant. Victor Julien-Laferrière, premier lauréat du Concours Reine Elisabeth consacré à l'instrument, interprète le premier grand concerto du répertoire, signé Schumann. C'est ensuite au tour du maître conteur Richard Strauss : après les frasques de Till l’Espiègle, place à la fugacité de la vie et à l'amour languissant dans le Rosenkavalier.
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C’est à Schumann que l’on doit le premier véritable concerto pour violoncelle. Bien qu’il ne l’ait jamais entendu de son vivant, l’œuvre est devenue un pilier du répertoire grâce à sa profondeur émotionnelle et aux grands solistes qui en révèlent toute la profondeur, à l'image de Victor Julien-Laferrière : « Je souhaiterais que le concerto de Schumann offre comme un moment très romantique. Il y a l’idée d’un être seul avec ses pensées, en dialogue avec la nature. »
Richard Strauss, maître de la narration musicale, a pu donner libre cours à sa fantaisie avec Till l’Espiègle : une légende pétillante sur un coquin bravant toutes les règles. Quelle différence d’ambiance dans son opéra à succès Le Chevalier à la rose (Der Rosenkavalier), mêlant amour tendre, valses viennoises et scènes passionnées. Hésitant entre opéra et opérette, Strauss a composé une musique à la fois pleine d’ironie et porteuse d’une leçon de vie insoupçonnée sur le temps et le vieillissement.