Tectonics Festival: Day #1
Day #1 : Ilan Volkov, Brussels Philharmonic, Ictus, Tarek Halaby, Faridou Amadou, Heather Leigh, Leonie Strecker, Pak Yan Lau, Anita Cappuccinelli, Baudouin Oosterlynck, Fabio Machiavelli.
musique de Frederic Rzewski, Coming Together / Attica
par Ictus: Dirk Descheemaeker (clarinet basse), Aurélie Entringer (alto), Gerrit Nulens (percussion), Tom Pauwels (guitare électrique), Jean-Luc Plouvier (synthétiseur), Eva Reiter (flûte Paetzold), Alexandre Fostier (son)
et Tarek Halaby (narrateur)
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Frederic Rzewski (1938–2021) signe avec ce diptyque de 1975 l’une des œuvres avec narrateur les plus marquantes de la musique moderne. La pièce s’inspire de la révolte de la prison d’Attica (New York, 1971), où les détenus réclamaient simplement d’être traités comme des êtres humains. La répression fit plus de quarante morts. Rzewski s’appuie sur une lettre de Sam Melville, l’un des prisonniers massacrés. Dans un mélange saisissant d’épuisement, de résistance et d’ironie, il raconte la conquête de sa dignité par l’autodiscipline. Sur une basse modale, Rzewski construit une forme rigoureuse fondée sur les nombres 7 et 49. Il met le texte “en prison” — contre lequel l’énergie de la musique viendra se briser.
musique de Fabio Machiavelli
par Fabio Machiavelli (électronique en temps réel), Maris Pajuste (voix), Eva Reiter (dispositifs sonores), Tom De Cock (dispositifs sonores), Alexandre Fostier (son)
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« Nous façonnons d’abord nos outils, et ceux-ci à leur tour nous façonnent. » (John M. Culkin)
Dans le travail de Machiavelli, il s’agit de sculpter et resculpter. Depuis plusieurs années, le cœur de sa pratique artistique s’ancre dans la nouvelle lutherie, les pratiques DIY comme processus de composition, ainsi que dans le développement de nouveaux instruments envisagés comme surfaces sonores alternatives et leurs implications — à l’instar de nombreux compositeurs de sa génération. Dans cette perspective, les dispositifs instrumentaux, objets, technologies et concepts qu’il crée deviennent des acteurs à part entière d’une pratique musicale en transformation.
Micro Breaths of a Blue Lung explore le potentiel vocal, percussif et résonant des grands mammifères marins. Cette pièce — vaste architecture de 45 minutes constituée d’une mosaïque de miniatures — s’intéresse aux caractéristiques timbrales des sons de cétacés, qui résonnent au sein de ses dispositifs instrumentaux. Pendant les concerts, les instruments prennent vie dans le jeu des interprètes. Avant et après les concerts, on pourra les entendre comme organismes sonores indépendants, menant leur petite exictence autonome.
performance par Hoda Siahtiri et Shaahin Peymani
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For Those Who Live At The Shoreline est une performance cérémonielle, une expérience autour de la dualité entre lumière et obscurité. Le titre est emprunté au poème A Litany For Survival d’Audre Lorde : « pour celles et ceux qui portent la peur comme une ligne diffuse au plus profond d’eux-mêmes ». Créée à Téhéran en janvier 2026, l’œuvre s’adresse à celles et ceux qui vivent dans un climat de peur et ressentent le besoin de s’en libérer.
Hoda et Shaahin mêlent électronique et sons de montagnes et de paysages. La structure sonore repose sur la répétition et la transformation progressive, évoquant le mouvement des marées : un cycle de pulsation et de déclin, où les formes apparaissent, se déplacent, puis se dissolvent.
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Baudouin Oosterlynck développe depuis les années 1970 une pratique artistique singulière autour du son, du silence et de l’écoute. Pour la toute première édition de Tectonics à Bruxelles, il réunit une sélection de ses remarquables instruments d’écoute au Studio 3.
Ces instruments ne sont pas des dispositifs sonores au sens classique, mais des objets qui déplacent notre manière d’entendre. Ils naissent de questions stimulantes : comment entendrions-nous le monde avec des oreilles d’une autre forme ? Comment révéler dans le silence les qualités sonores cachées d’un objet ? Et comment la forme, l’espace et l’air influencent-ils notre perception ?
Des instruments tels que Prothesen, Étant-donnés, Ad Libitum et Étui-donnés vous invitent à écouter autrement — avec plus d’attention, plus de lenteur, et une oreille ouverte à l’inattendu.
Sessions à heures fixes (inscription sur place au Foyer 3) :
vendredi : 18:30 | 19:30 | 20:30 | 21:30
samedi : 16:30 | 17:30 | 18:30 | 19:30 | 20:30 | 21:30

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Dans le travail de Machiavelli, il s’agit de sculpter et resculpter. Depuis plusieurs années, le cœur de sa pratique artistique s’ancre dans la nouvelle lutherie, les pratiques DIY comme processus de composition, ainsi que dans le développement de nouveaux instruments envisagés comme surfaces sonores alternatives et leurs implications — à l’instar de nombreux compositeurs de sa génération. Dans cette perspective, les dispositifs instrumentaux, objets, technologies et concepts qu’il crée deviennent des acteurs à part entière d’une pratique musicale en transformation.
Micro Breaths of a Blue Lung explore le potentiel vocal, percussif et résonant des grands mammifères marins. Cette pièce — vaste architecture de 45 minutes constituée d’une mosaïque de miniatures — s’intéresse aux caractéristiques timbrales des sons de cétacés, qui résonnent au sein de ses dispositifs instrumentaux. Pendant les concerts, les instruments prennent vie dans le jeu des interprètes. Avant et après les concerts, on pourra les entendre comme organismes sonores indépendants, menant leur petite exictence autonome.

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Le Brussels Philharmonic a confié à de jeunes créateurs sonores — David Dubois, Alice Van Biesen et Livia Slegers — la réalisation de nouvelles œuvres pour le festival Tectonics, inspirées des concerts de la LAB-SERIES.
Avant, pendant et après ces concerts, ils ont mené une « cueillette sonore sauvage », récoltant voix, sons et matières sonores — avec la participation active ou passive du public. Le résultat : trois installations audio inédites, présentées en première à Tectonics.
David Dubois: All Hands
All Hands invite les passants à marquer un temps d’arrêt au seuil de l’expérience de concert, entre intérieur et extérieur. Des enregistrements sonores issus des forces vives de l’événement – le public, l’équipe technique et le bâtiment lui-même – sont épurés jusqu’à leurs plus infimes transitoires. À chaque passage par les portes principales, ces sons se réassemblent de manière générative pour créer une toute nouvelle forme d’applaudissements.
Alice Van Biesen: Sound does not live in a vacuum
Cette installation met en lumière le dialogue entre le son et l'espace. La cage d'escalier de Flagey a fait l'objet de mesures acoustiques afin d'en révéler les fréquences de résonance, qui servent ici de fondement à la composition. Huit haut-parleurs réinjectent dans l'espace une composition façonnée par ces fréquences, amplifiant ce qui préexistait déjà. À l'extérieur de Flagey, la vitesse du vent agit sur l'installation comme une force externe et imprévisible.
Livia Slegers: A Boat, A Memory...
Cette installation rassemble plusieurs courtes compositions électroacoustiques qui réinterprètent et transforment des sons « glanés » à Flagey, ainsi que d'autres enregistrements. Envisageant le bâtiment comme un bateau, l'artiste a travaillé autour des thèmes de l'eau et des souvenirs. Cela se traduit tant par l'utilisation d'enregistrements aquatiques réels que par la manipulation sonore, visant à évoquer les qualités mêmes de l'eau (son amplitude, sa forme, son comportement...).
Day #1 : Ilan Volkov, Brussels Philharmonic, Ictus, Tarek Halaby, Faridou Amadou, Heather Leigh, Leonie Strecker, Pak Yan Lau, Anita Cappuccinelli, Baudouin Oosterlynck, Fabio Machiavelli.
Et si on écoutait un bâtiment ? Symphony for Kunstnernes Hus du compositeur norvégien Øyvind Torvund est une symphonie qui se présente comme une œuvre d’art – et une œuvre d’art qui prend la forme d’un concert symphonique. Une expérience musicale immersive, ponctuée de moments de concert simultanés à travers le bâtiment, qui invite et défie le public à se déplacer librement dans les espaces et à se perdre complètement dans la musique.
Day #2 : Ilan Volkov, Brussels Philharmonic, Ictus, Vlaams Radiokoor, James Wood, Jennifer Torrence, Hoda Siahtiri, Shaahin Peymani, Baudouin Oosterlynck, Fabio Machiavelli.
expérience, hasard et électronique live : Maya Verlaak signe son premier concerto au Tectonics Festival
Le samedi, deux nouvelles créations seront baptisées : Maya Verlaak et Cassandra Miller ont chacune composé une œuvre nouvelle pour le Brussels Philharmonic.
Maya Verlaak balaie, comme à son habitude, toutes les conventions avec Sci-Volo Palla, et propose – avec de nouvelles règles du jeu, de l’électronique et un orchestre classique – une véritable expérience sociale. Les compositions intimes et immersives de Cassandra Miller prennent des mélodies existantes comme point de départ, qu’elle déconstruit, répète, amplifie et transforme complètement de diverses manières.
une nouvelle commande de Brussels Philharmonic : lisez la note de programme de la compositrice Cassandra Miller