Brussels Philharmonic | Création !

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Offrir des opportunités aux jeunes compositeurs et faire naître de nouvelles musiques : avec une nouvelle commande passée à Maya Verlaak, le Brussels Philharmonic affirme son engagement en faveur de l’expérimentation locale. Le 20 juin, son premier concerto, Sci-Volo-Palla, sera créé à Flagey dans le cadre du Tectonics Festival.
Découvrez comment elle mêle musiciens, électronique live et hasard au cœur d’un nouveau concerto.

Tectonics Festival 2026: Maya Verlaak & Cassandra Miller ∙ 20.06.2026 ∙ Flagey

« Music as social experiment - or as a reminder how to cry. » Le samedi, deux nouvelles créations seront baptisées : Maya Verlaak et Cassandra Miller ont chacune composé une œuvre nouvelle pour le Brussels Philharmonic.

Maya Verlaak balaie, comme à son habitude, toutes les conventions, et propose – avec de nouvelles règles du jeu, de l’électronique et un orchestre classique – une véritable expérience sociale. Les compositions intimes et immersives de Cassandra Miller prennent des mélodies existantes comme point de départ, qu’elle déconstruit, répète, amplifie et transforme complètement de diverses manières.

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Le point de départ

Lorsqu’elle reçoit la commande d’une nouvelle œuvre orchestrale, Maya Verlaak sait immédiatement par où commencer : non pas par une tonalité ou une forme, mais par les interprètes eux-mêmes. Avec la violoncelliste Jasmijn Lootens et la violoniste Sarah Saviet, elle explore des techniques qui constituent la base du concerto. Plus précisément, elles cherchent à produire des harmoniques uniquement à l’aide de l’archet, sans poser les doigts sur les cordes. Techniquement, l’exercice est extrêmement exigeant et imprévisible, explique Maya.

« L’acoustique fait partie intégrante du processus. On peut répéter autant qu’on veut, le résultat reste toujours incertain. C’est précisément cela qui m’intéresse : je suis une compositrice du hasard. »

Un premier concerto

Bien que Maya ait déjà écrit pour orchestre, il s’agit ici de son premier concerto. L’un des plus grands défis réside dans l’écriture même de la partition : comment noter une musique née du hasard ? Pour y répondre, elle a développé son propre logiciel, capable d’analyser les enregistrements des solistes et de les transformer en deux « réservoirs de notes » : l’un pour le violoncelle, l’autre pour le violon. Ensemble, ces bases de données réunissent plus de deux mille courts fragments, qui deviennent la matière première de l’orchestre.

Disséminés dans toute la partition comme de petites miniatures, ces fragments composent une matière sonore dense et stratifiée, parfois proche du bruit. « C’est comme si l’on superposait deux concertos », explique-t-elle.

Sci-Volo-Palla

Le titre Sci-Volo-Palla renvoie aux mots italiens scivolo (toboggan), volo (vol / voler) et palla (balle) – mais aussi, d’une certaine manière, aux racines italiennes de la compositrice. Le mouvement est au cœur de l’œuvre : ce concerto fonctionne par action et réaction. Les solistes donnent l’impulsion, projettent leur matériau musical vers l’orchestre, qui réagit à son tour et leur renvoie la musique.

Maya fait également appel à l’électronique live. Des microphones captent les sons et les envoient vers un programme où ils sont traités et transformés en temps réel, avant d’être réinjectés dans l’orchestre. Il en résulte une boucle continue entre les solistes, l’orchestre et la technologie.

Création au Tectonics Festival

« Tectonics ? C’est ludique et surprenant ! Bien moins sérieux que l’image que peut parfois donner la 'musique contemporaine' », explique Maya. Elle avait déjà participé à une précédente édition du festival à Glasgow – alors en tant qu’interprète. À Bruxelles aussi, l’ADN de Tectonics reste intact : nouveaux sons, expérimentations audacieuses et envie assumée de sortir des cadres. Un terrain de jeu idéal pour cette jeune compositrice.

Depuis des années, Tectonics s’impose comme un festival dédié à la création musicale et aux talents émergents. Les commandes y occupent une place essentielle : pour les compositeurs, elles représentent des occasions rares de travailler avec de grands ensembles et de développer de nouvelles œuvres ambitieuses. En commandant notamment une œuvre à Maya Verlaak, le Brussels Philharmonic choisit d’investir activement dans une nouvelle génération de créateurs de la musique contemporaine.

Au-delà de sa propre création, Maya se réjouit particulièrement de découvrir la nouvelle œuvre de Cassandra Miller, également créée lors du même concert : « Nous avons toutes les deux étudié à La Haye. Nos musiques sont très différentes, mais notre manière de penser se rejoint : critique, curieuse et sans crainte de faire les choses autrement. » Le 20 juin à Flagey, on découvrira comment ces deux compositrices poussent le concerto vers des territoires inexplorés.

Envie d’en savoir plus sur Maya Verlaak ? Découvrez son site web.

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Composer's note

une nouvelle commande de Brussels Philharmonic : lisez la note de programme de la compositrice Cassandra Miller